AVEC LIGHTROOM CC, LE CLOUD, C’EST (A PRIORI) POUR LA VIE

Une évolution prévisble… Mais est-elle fiable ?

Octobre 2017 marque un tournant fort dans l’histoire numérique d’Adobe. En misant tout sur le cloud, la société américaine oblige ses utilisateurs à modifier leurs habitudes.

En vérité, ce n’est pas une révolution. Ainsi, la dernière suite logicielle (Adobe CS6) date de 2012, fut supplantée en 2015 par la version tout en ligne (Creative Cloud – CC pour les intimes). Nous voici dans l’air du temps : la dématérialisation à outrance n’est que le reflet de notre époque.

Adobe Lightroom, un des derniers softs encore tout intégré à votre OS (bien que la version CC existe bien depuis 2015) – à mon sens – ne nécessite pas de passage en “mode cloud” pour plusieurs raisons; dont une plus évidente : le poids des fichiers

Tout miser sur le cloud, vraiment ?

Du RAW, du lourd !?

D'importants fichiers volumineux à stocker en ligne

Si vous l’ignorez (ce dont je doute !), Lightroom est devenu un logiciel à part entière permettant de traiter vos photos sous les formats les plus répandus (Jpg, PNG, DNG, PSD, TIFF… Et surtout en RAW). Et concernant ce dernier format, par nature plus lourd que les autres car il s’agit de votre négatif numérique.

Selon votre boitier (et surtout pour les récents), votre photo au format RAW peut facilement avoisiner et même dépasser les 30 mégas octets (30 mo). Cela ne vous parle probablement pas vu sous cet angle, mais pour un photographe professionnel, je vous laisse imaginer le poids d’un reportage complet avec souvent plus de 2 000 photos – pratiquement plus de 70 gigas octects (70 Go).

Tout envoyer dans les airs. Enfin juste dans le cloud (avec quelques deniers)

Une stratégie étrange

Si vous l’ignorez (ce dont je doute !), Lightroom est devenu un logiciel à part entière permettant de traiter vos photos sous les formats les plus répandus (Jpg, PNG, DNG, PSD, TIFF… Et surtout en RAW). Et concernant ce dernier format, par nature plus lourd que les autres car il s’agit de votre négatif numérique.

Selon votre boitier (et surtout pour les récents), votre photo au format RAW peut facilement avoisiner et même dépasser les 30 mégas octets (30 mo). Cela ne vous parle probablement pas vu sous cet angle, mais pour un photographe professionnel, je vous laisse imaginer le poids d’un reportage complet avec souvent plus de 2 000 photos – pratiquement plus de 70 gigas octects (70 Go).

Et ma stratégie de stockage, t'en dis quoi CC ?

Devoir s'adapter oui, mais pas n'importe comment

Je vais probablement passer pour un dinosaure, voire un vieux réac’. Et c’est peut-être vrai dans les faits.

Peu importe. Si je ne suis pas déjà passé sur la version CC, c’est en partie parce que la version que j’utilise est selon moi déjà très satisfaisante.
La version 5.7.1 datant de Décembre 2014, me permet d’être très productif dans mon flux de gestion. L’interface me sied particulièrement, alors pourquoi changer ?

Il est également vrai que les boîtiers que j’utilise ont des formats entièrement reconnus par la mise à jour de 2014, et avec l’obsolescence programmée, il se peut que je me retrouve prochainement dans l’impasse. Alors seulement je n’aurais plus d’autre choix de passer sur la version CC d’ici quelques années.

Cependant, il existe des projets concurrents qui certes n’ont pas la notoriété de Lightroom, et il sera toujours possible de créer un fichier DNG (c’est un fichier RAW universel) compatible avec n’importe quelle version d’un ancien lightroom pour poursuivre l’exploitation d’un négatif numérique via un univers déjà connu.

Il n’empêche que l’on peut/doit s’interroger sur ce tout dématérialisé.
Tout le monde n’a pas la accès à la fibre optique permettant de transférer à très haute performance des fichiers lourds (rappelez-vous le poids d’un reportage), et le stockage de vos propres créations sur des serveurs distants laisse pantois.

Dans un cas comme le mien où mes RAW sont physiquement sur plusieurs supports durant de nombreuses années, il me semble inconcevable d’envoyer la totalité des mes futures archives sur un serveur distant. Je comprends les bénéfices d’un travail à distance, néanmoins je déplore l’obligation de passer absolument par un abonnement pour stocker ses propres fichiers pour bénéficier a minima des mêmes garanties qu’offraient le logiciel dans sa version antérieure.

Or, comme je le précisais, je suis encore un dinosaure !
Et un dino dans les nuages… A priori ça ne dure pas très longtemps !